Mon végétarisme


Mon végétarisme


L’an dernier, suite à de nombreuses lectures, j’ai pris la décision de devenir végétarienne. Pour être honnête ce fût…comment dire… Un échec monumental! Malgré ma bonne conscience, j’aime manger de la viande et c’est ça qui rend les choses difficiles lorsque tu veux être végétarienne.

Végétarienne apprentie :

Déjà à l’âge de 9 ans, j’ai arrêté de manger des œufs, après avoir vu des poussins morts dans leurs coquilles. Je ne pense pas que mon professeur de 4e année pensait avoir cet effet sur moi en incubant des poussins dans la classe. Ensuite, ce fut le tour du porc. J’ai eu la chance d’écouter un documentaire sur les porcheries… Assez traumatisant le son des cochons qui pleure…bref, pour une jeune fille de cet âge, ça l’était!

Échec #1 :J’ai ensuite recommencé à  manger des œufs et du cochon, quand ces images ont quitté mon esprit (parce que des œufs et du bacon c’est bon le dimanche matin).

Échec #2 :Ma mère avait tout de même le tour, car elle ne prenait pas la peine de me dire que plusieurs sortes de saucisses et charcuteries étaient faites de porc et que mes gâteaux, biscuits et muffins contenaient des œufs. En effet, ma mère et, j’imagine, la majorité des gens de cet âge , pensaient, à ce moment, que nous devions manger beaucoup de viande pour être en bonne santé (désoler maman, je sais que maintenant tu comprends haha). On sait aujourd’hui, que l’on doit diminuer notre consommation de viande rouge afin de minimiser les risques de maladie cardiaque, de diabète de type 2, cholestérol, etc. Bref, je ne vous documenterais pas aujourd’hui.

Végétarienne de peine et de misère (2014) :

Difficulté #1 :
J’ai tout de même fait 1 mois sans viande! ( il faut tout de même se donner quelques mérités!) Mais à ce moment de ma vie, je n’étais pas encore assez informée sur les diverses alternatives alimentaires pour les végétariens, donc, moi et mon appétit de grizzli  avions toujours faim (oui oui pas de loup, n’y d’ours, mais bien grizzli!).

Difficulté #2 :
De plus, le niveau de commodité d’aller manger chez ma famille et mes amis était affaibli encore plus. « Salut, je suis sans gluten et végétarienne, il y a t’il quelques choses que je peux manger dans ton repas…. ». Déjà que le gluten ce n’est pas facile… Je me sentais comme un fardeau… Les gens devaient se dire… « Ah non pas Julie, vas falloir encore faire 2 repas » ou encore «  OK gang on fait un souper, mais on s’arrange pour pas que Julie le sache. Comme ça, ça va être moins compliqué ». Bon j’exagère vraiment, mais je dois avouer que ça m’a passée par l’esprit.

Difficulté  3 :
Bref, à chaque fois que j’allais manger chez ma mère, la carnivore en moi était éveillée à plein fouet avec l’odeur de côte levée fraîchement sortie du four, de poulet BBQ bien rôti et croustillant, de longe de porc marinée, etc. On voit dans cette description que je ne suis vraiment pas végétarienne dans l’âme (d’ailleurs ma famille me le rappelle toujours lorsque je mange de la viande avec appétit).

Échec #1 : Un jour, lors d’une soirée festive à la cage au sport, ma serveuse me propose les ailes de poulet. Car, selon elle, ils sont sans gluten. Je suis tellement heureuse de pouvoir manger des ailes de poulet SG, que j’oublie que des ailes de poulet ça vient du poulet (le poulet étant clairement un animal). Après avoir dévoré cette viande d’animal mal traité, j’ai pris conscience des os qui se trouvaient devant moi. « OGM, je suis végétarienne et je mange du poulet »

Échec fatal #2 :
Après un certain temps, je me permettais de manger un peu de poulet sur ma pizza SG, un mini morceau de porc dans mon assiette chez mon hôte ( juste pour goûter…). Chez moi, végétarienne/sans gluten se faisait, vraiment facilement, mais sinon le diable était tenté. Bref, après ces différents « tests de goût », les gens me redonnaient tranquillement de la viande dans mes assiettes et j’en mangeant de plus en plus normalement. Par chance, ma famille achète de la viande bio d’éleveurs privés. Je me rassurais en me disant que ce n’était pas si grave dans ce cas….

PS: Ne jamais se fier à une serveuse qui à  l’air de savoir se qu’est le gluten, c’est des mensonges et ça donne mal au ventre

Suite à ces échecs et difficultés, je n’ai jamais vraiment acheté de viande chez moi. Je mange de la viande d’orignal, de la perdrix et du poisson que nous pêchons et chassons (« chassons » exclut la personne qui parle). Je pense quand même que l’être humain est fait pour manger de la viande, mais pas de la manière dont les grandes entreprises traitent les animaux. Sans parler de l’impact néfaste sur l’environnement.

Bref, je continue de manger végétarien (presque végétalienne sauf le fromage c’est trop bon!) quand je suis seule et de la viande sauvage quand mon homme à  besoin d’en manger.

J’ai maintenant plus d’amis et famille qui me comprennent dans mes choix consciencieux, mais il me reste encore plusieurs traditionnels à résonner. C’est un peu ma manière à moi d’être végétarienne en me respectant, car il faut se l’avouer les végétariens et végétaliennes (les vrais) sont vraiment bons et déterminés.

Documentaires à voir : Tous les documentaires, vue du ciel par Yann Arthus-Bertrand
Veducated, par Misa Miller wolfson
Fat,Sick and nearly dead. Par Joe cross et Kurt Engfehr
La face cachée de la viande (the hidden face of meat)

2015-04-10T19:52:44+00:00